“La vie est la fondation sur laquelle tout est construit, la chose la plus précieuse qu’on possède, alors il faut en prendre bien soin. On ne vit qu’une fois.”- Georges

Les Mainers qui sont nés en Afrique ont partagé avec Amjambo Africa! leurs impressions sur les différences culturelles qui existent entre les Africains et les Mainers au sujet des attitudes envers la santé. Manger sainement, faire de l’exercice, et contrôler son poids sont des soucis sérieux pour les Américains, avec la perte de poids comme un objectif que les gens ont en commun. En fait, selon le CDC (Center for Disease Control and Prevention), 50% des Américains cherchent à perdre du poids. Par conséquent, recevoir un compliment ayant rapport avec cela est très bien reçu en Amérique. Par contre, dans la plupart des pays africains, la perte de poids a une connotation assez négative. Celle-ci est perçue en effet comme un signe de pauvreté, d’adversité, et de conditions de vie précaires, alors que le gain de poids est perçu comme un signe d’abondance et de prospérité.

Les Africains qui ont parlé à Amjambo Africa! nous ont dit qu’après être arrivés dans ce pays, et avant de réaliser que les Américains étaient si préoccupés par la perte de poids, ils avaient fait des compliments à leurs nouveaux amis américains sur leur gain de poids! Ces “compliments” avaient fini par devenir des insultes involontaires du point de vue de leurs nouveaux amis. Ils ont dû expliquer que dans beaucoup de pays africains, on considère que c’est un compliment de dire à quelqu’un qu’il/elle est beau/belle après avoir pris du poids. Ils plaisantèrent en disant que dans les pays africains, ils n’avaient jamais à s’inquiéter de perdre du poids!

Certains ont partagé que la norme culturelle américaine d’essayer de perdre du poids a commencé inconsciemment à avoir un impact sur eux. Ils disent que chez eux, en Afrique, ils ne souhaitaient jamais perdre du poids, ou ne pensaient pas que le gain de poids était un problème de santé, mais que désormais les médias sociaux et les publicités affectent sérieusement leurs conceptions de la beauté. Les gens riches en Afrique qui ont les moyens d’acheter assez de nourriture commencent à penser que le contrôle du poids est un élément important de la santé.

La culture de l’exercice est une pratique rare en Afrique. On considère que faire de l’exercice est une activité sociale plutôt qu’une activité pour un mode de vie sain. Par exemple, les jeunes peuvent se rassembler pour jouer au football ou au basketball. En revanche, pendant l’été, les Américains de tout âge sortent dans les rues et les lieux publics pour courir ou faire du vélo pour faire de l’exercice. Certains se réveillent même tôt le matin pour aller à des centres de remise de forme avant d’aller travailler. L’économie reflète l’importance de cette norme culturelle dans la société américaine, avec l’industrie de la forme physique rapportant des milliards chaque année.

Enfin, les Mainers d’origine africaine ont dit s’inquiéter de la qualité de la nourriture qu’ils mangent ici. En Afrique la nourriture était principalement organique, et non traitée, contrairement à la nourriture américaine. Ils aimeraient savoir quels aliments sont sains et quels aliments ne le sont pas. En Afrique, à l’époque où l’auteur de cet article grandissait, on jugeait que tout aliment qui permettait de prendre du poids était sain- le lait, la viande, les haricots, et les pommes de terre en particulier. Les légumes étaient en abondance, mais beaucoup de gens ne les aimaient pas. On plaisantait que manger des légumes était la même chose que des chèvres ou du bétail qui mangeaient de l’herbe!