Saviez-vous que, selon l’Association Nationale de Protection contre les Incendies, les casernes de pompiers américaines ont répondu à environ 355,400 appels urgents pour des incendies de maisons chaque année entre 2012 et 2016? Leurs données montrent aussi que ces incendies ont entrainé  la mort de 2,650 personnes en moyenne et les blessures de 11,670 personnes par an. Ils ont aussi coûté 6,5 milliards de dollars en dommages immobiliers.

 

Nos sources dans la communauté africaine du Maine nous ont parlé du besoin d’éducation et de formation associées à l’habitation dans les genres de maisons que nous trouvons ici dans le Maine. En Afrique, la plupart des maisons sont construites en brique brûlée, en brique d’argile ou en brique de ciment, et ces matériaux résistent bien au feu. D’autre part, ici dans le Maine, les maisons sont en général construites en bois, qui est extrêmement inflammable. De plus, les casernes de pompiers sont très rares en Afrique. Les nouveaux immigrants sont souvent surpris par la présence d’une caserne de pompiers et le rôle qu’elle tient dans la sécurité des gens ici dans notre Etat. Les sirènes des camions de pompiers leur ont fait peur quand ils les ont entendues la première fois dans la rue. Les fortes sirènes et les feux des voitures de police les ont effrayés et désorientés, disent-ils. Ils pensaient qu’on attaquait leur quartier. En Afrique, les incendies de maisons sont rares, donc les habitants n’ont pas l’habitude des camions de pompiers.

 

Ils ont expliqué qu’il existe deux catégories générales d’immigrants africains dans le Maine-ceux qui viennent de régions urbaines, et ceux qui viennent de régions rurales. Les citadins africains ont plus l’habitude des maisons et des installations comme celles que nous avons ici- avec câble électrique, isolation, plomberie- mais le mode de vie est très différent dans les régions rurales africaines. Par exemple, beaucoup d’habitants dans ces régions préparent leurs repas soit dehors soit dans une cuisine qui n’est pas reliée à la maison principale. Ils cuisinent sur des fourneaux en charbon ou en bois, ou sur des cuisinières au gaz mobiles. La présence de cuisines à l’intérieur des maisons et des appartements n’est pas une chose courante dans la campagne africaine. Les nouveaux immigrants ont dû s’adapter à des conditions de vie qui sont parfois très différentes.

 

Nos sources disent aussi qu’elles auraient aimé recevoir, en arrivant dans le Maine, une formation complète dans plusieurs aspects de la vie domestique, en particulier en ce qui concerne la sécurité dans leurs nouvelles maisons. Actuellement, ils apprennent en essayant et en se trompant, ce qui peut être dangereux quand il s’agit du feu. Les formations qu’ils souhaiteraient recevoir sont directement liées à la sécurité contre les incendies: comment savoir bien utiliser les appareils ménagers électriques, à quoi servent les détecteurs de fumée, que faire s’ils se déclenchent, et comment réagir à une urgence incendie. Les indications de sécurité incendie- pour des appareils comme les extincteurs de feu- sont souvent en anglais et ne sont donc pas accessibles à beaucoup d’immigrants. Ceux-ci remarquent que les compagnies américaines ne devraient pas croire que toute personne qui arrive ici sait comment prévenir ou réagir à un incendie, ou lire en anglais.

 

Les  immigrants africains aimeraient également recevoir une formation sur le principe de conservation d’énergie, sur le traitement des déchets ménagers, le système de recyclage, les aliments sains et ceux qui ne devraient pas être consommés, et sur la sécurité routière. Il est parfois difficile de bien connaître les choses les plus basiques de la maison, comme la température à laquelle le réfrigérateur doit être réglé, et quels aliments doivent être rangés dans le réfrigérateur ou dans le congélateur. Toutes ces choses, qui sont naturelles pour ceux qui ont grandi dans le Maine, peuvent être déroutantes pour les nouveaux immigrants.

 

 

Nous avons de la chance d’avoir nos maisons et d’être en vie, et nous ne pouvons pas nous permettre de les perdre. La maison est le sanctuaire de nos vies privées ainsi que l’endroit où les gens passent la plupart de leur temps. Nos maisons sont aussi le lieu où nous conservons beaucoup de souvenirs et des objets qui comptent et qui ont de la valeur pour nous. Elles représentent ce que nous abritons du froid et d’autres dangers qui peuvent nous menacer dans l’environnement extérieur. Nous nous reposons tous les soirs dans nos maisons après notre travail quotidien.

 

 

Nous voulons tous sécuriser nos maisons, pour nos propres familles et pour la communauté. Nous devons tous essayer de nous soutenir les uns les autres et de nous assurer que nos communautés sont toujours  plus sûres et plus fortes. On ne peut pas présumer que tous savent comment sécuriser leur maison en bois, avec les cuisines intérieures et des appareils électriques. La prise de conscience et plus d’éducation sur la sécurité incendie sont des besoins pressants.