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Flag of Ghana

La communauté ghanéenne du Maine est petite, mais les Mainers originaires du Ghana qui ont parlé à Amjambo Africa! ce mois-ci ont rapporté qu’un groupe armé avait ouvert le feu pendant les élections destinées à élire un nouveau député au Parlement. Cet incident a eu lieu au bureau de vote à l’école primaire La Bawaleshie dans la capitale Accra le jeudi 31 janvier 2019. Huit personnes du parti de l’opposition, le National Democratic Congress (NDC),ont été blessées, dont deux sont dans un état critique. Des civils rapportent que quatre personnes sont décédées suite à leurs blessures. Cependant, le jour même de la fusillade, le service de police a envoyé un rapport disant qu’il n’y avait eu aucun blessé. Iddi Yire, un journaliste de la Ghana News Agency, a écrit, “Les tensions, qui ont eu lieu près du bureau de vote à  l’école primaire presbytérienne La-Bawaleshie dans la circonscription de Ayawaso West Wuogon, ne sont pas liées à l’élection législative partielle.” Le parti de l’opposition déclare que les hommes armés ont agi sur un ordre du gouvernement et a accusé le Président Nana Akufo-Addo d’essayer d’intimider les électeurs du parti de l’opposition.Nos sources locales espèrent qu’une enquête juste sera faite afin d’identifier les responsables et de les punir, afin aussi de dissuader d’autres actes de violence dans le pays. Ils craignent que cet incident n’aille saper la réputation du Ghana, pays africain qui est perçu comme étant l’un des plus stables sur le plan politique dans la région. L’Association du Barreau du Ghana a dénoncé cette violence, l’appelant “un sérieux revers sur le progrès démocratique et une menace pour l’autorité de la loi et pour notre système démocratique.” La Coalition Inter-partis pour la Souveraineté Nationale a appelé à faire une manifestation pacifique le 7 février afin de protester contre le regain de violences,  d’illégalité et d’insécurité dans le pays. Ils affirment que l’insécurité constitue une menace pour la démocratie du Ghana. Des centaines de civils se sont joints à la manifestation.Non seulement nos sources sont-elles très inquiètes en raison de cette violence, mais elles sont aussi peinées par les larges écarts de richesses entre les “riches” et les “pauvres” au Ghana. Elles constatent que les prix des services et des biens fluctuent en général selon le prix du pétrole. En effet, à chaque fois que le prix du pétrole augmente, les coûts des biens et des services augmentent aussi. Pourtant, quand le prix du pétrole redescend, les coûts des biens et des services restent élevés.