Le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, est rentré au pays le 15 janvier, une semaine après la tentative de coup d’état menée par un groupe d’officiers de la Garde républicaine contre son gouvernement le 7 janvier. Le président Bongo était parti en convalescence pendant plus de deux mois, suite à un accident vasculaire cérébral, et se reposait à la résidence du roi du Maroc à Rabat.

Afin de placer le pays sous le signe de la “normalisation”, il a ainsi nommé un nouveau premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, et a pu présider la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement afin de permettre à ce dernier d’entrer en fonction.

Les militaires qui avaient participé au coup d’Etat ont été arrêtés; certains ont été exécutés. Se revendiquant du « Mouvement patriotique des jeunes des forces de défense et de sécurité du Gabon”(MPJFDS), le chef du commando, le lieutenant Ondo Obiang Kelly, avait demandé à tous les jeunes des forces de défense et de sécurité et à toute la jeunesse gabonaise de se joindre au mouvement en annonçant la prochaine formation d’un « Conseil national de restauration » afin de « garantir au peuple gabonais une transition démocratique”, suite aux élections de 2016, date à laquelle le président Bongo avait été accusé de fraude électorale.

Nos sources ont exprimé une grande inquiétude au sujet de la vacance de pouvoir causée par la maladie du président Bongo et par son absence du pays. Elles remarquent sur les photos qu’il se déplace désormais assis en fauteuil roulant et elles se demandent s’il sera capable de reprendre ses fonctions.

Le Gabon est riche en ressources naturelles, et a une population de 2 millions d’habitants seulement. Mais malgré ces avantages, la situation économique s’est détériorée pendant le régime du président Bongo. Les Gabonais prient pour un futur plus stable.