Angela Okafor braids hair

La tradition du tressage des cheveux en Afrique remonte à des milliers d’années. En plus d’être jolie, les différents styles de tressage étaient associés à la tribu, l’âge, la situation familiale, la fortune, le pouvoir, la religion, et/ou le rang social de la personne. Les styles de coiffure changeaient aussi selon les occasions spéciales qui avaient lieu, comme les mariages, les préparations pour la guerre, et autres cérémonies. Les modèles de tressage étaient souvent compliqués et détaillés, et dans un continent où des milliers de tribus vivent près les unes des autres, les membres d’une tribu pouvaient identifier ceux d’une autre tribu voisine de par leurs styles de coiffure. De nos jours, le tressage des cheveux est devenu un des commerces les plus lucratifs sur le continent africain. Ce sont surtout les femmes qui se font tresser les cheveux, mais il y a parfois des hommes qui le font aussi.
Les immigrants africains dans le Maine disent que lorsqu’ils sont arrivés ici, il leur était difficile de trouver des produits capillaires et des salons de coiffure bien équipés pour traiter et coiffer leurs cheveux. Ils relatent qu’ils devaient dépendre de leurs amis pour les coiffer ou alors voyager jusqu’à Boston ou d’autres destinations afin de se faire tresser leurs cheveux. Ils disent qu’on trouve encore maintenant très peu de salons de coiffure dans le Maine qui savent prendre soin de leurs cheveux. Cela signifie qu’à chaque fois qu’il y a un mariage, les gens ont du mal à trouver un salon, et doivent donc attendre et faire de longues queues pour pouvoir se faire coiffer. Des lois strictes pour l’obtention de permis, ainsi que la barrière de la langue, ont pour conséquence que des femmes africaines ayant pourtant les compétences nécessaires pour coiffer, et beaucoup d’expérience chez elles en Afrique, n’ont toujours pas pu ouvrir leurs propres salons de coiffure ici dans le Maine.
Les femmes africaines remarquent que le tressage des cheveux aide à protéger ceux-ci contre le mauvais temps en hiver et leur fait aussi gagner du temps, puisqu’il est possible de les tresser tous les trois mois tout en restant quand même belles. Elles ajoutent qu’économiser du temps dans un pays actif comme les Etats-Unis est une chose très importante, et que contrairement aux cheveux d’une personne blanche, qui peuvent être facilement coiffés en peu de temps, les cheveux d’une femme africaine prennent plus de temps à être coiffés s’ils ne sont pas d’abord tressés. Elles souhaiteraient que plus de salons s’installent dans le Maine à l’avenir. Il est évident que, avec plus de 10,000 Mainers nés en Afrique, et vivant dans notre état, il y a un marché qui pourrait être exploité par des ambitieux entrepreneurs aimant travailler dans ce domaine.