Jean Hakuzimana interviews a resident of Brunswick at the Immigrant Resource Center | Photo Mark Mattos

In 2021, Maine was home to over 56,068 foreign-born people, according to data from the Migration Policy Institute, and that number is likely on the low side, since many people reside in Maine who may not have participated in the last U.S. Census. The 2020 Census was especially problematic for many immigrants because it took place during the pandemic, in an atmosphere where overt racist bigotry was rising, people feared deportation, and doors did not open easily to census workers.

Since 2021, Maine’s immigrant population has grown, with arrivals every month, though numbers are unavailable since clear data is scarce. Another growth is in the numbers of immigrants living in places beyond the greater Portland area, and Lewiston-Auburn. Communities have formed in the past decade in cities and towns like Augusta, Bangor, Bath, Brunswick, and Waterville, and more people of color are reporting positive experiences settling outside established areas. 

Junior | Photo Mark Mattos

Jean Hakuzimana visited Brunswick recently, to get to know the community there a little better. Among those he spoke with was Junior, a new resident of Brunswick.

Jean Hakuzimana: Could you tell me when you arrived in the U.S. and how you got to Brunswick?

Junior: I entered the U.S. a year ago, and first I stayed in a shelter many months. It was terrible, painful. We had to eat their food, and not African food. But we waited, because we had confidence that one day we would have our own residence. My brother encouraged me. He would call me and say, “Be calm,” and the moment did finally come.

JH: And now you have an address to call your own?

J: Yes, I have an address.

JH: Your house seems quite new, but you’re missing furniture. How do you plan to get it?

J: With work! I think I’ll figure it out. It’s work that makes a man responsible, independent. When I start working, I’ll have the means to get what I lack now. First maybe a TV.

JH: I hear you have a family back home. Do you think of them a lot?

J: A lot, a lot, a lot, a lot. I wish I could be with my mother. But I had to flee. I was in danger back home.

JH: What is your message to people who do not yet have a home?

J: I encourage them to hold firm, be patient. One thing I’ve learned in the U.S. is to be patient and respect the norms of the shelters where you are living. When you are patient you will end up with good results. And thank you for your newspaper!

En 2021, le Maine avait plus de 56,068 personnes nées à l’étranger, selon les données du Migration Policy Institue. Ce nombre est probablement faible, car de nombreuses personnes resident dans le Maine n’ont peut-être pas participé au dernier recensement. Le recensement a été particulièrement problématique pour de nombreux immigrants car il a eu lieu pendant la pandémie, dans une atmosphère anti-immigrant, où les gens craignaient d’être expulses et les portes ne s’oubraient pas facilement aux agents recenseurs.

Depuis 2021, la population immigrante du Maine a augmenté, avec des arrivées chaque mois, bien que les chiffres ne soient pas disponibles, car les données claires sont rares. Une autre croissance concerne le nombre d’immigrants vivant au-delà de la région de Portland et de Lewiston/Auburn. Des communautés se sont formées au cours de la dernière décennie dans des villes comme Augusta, Bangor, Bath, Brunswick et Waterville, et de plus en plus de personnes de couleur rapportent des expériences positives en s’installant en dehors des zones établies.

Jonathan François Pendeza | Photo Mark Mattos

Jean Hakuzimana s’est rendu récemment à Brunswick pour mieux connaître la communauté. Parmi les personnes avec qui il a parlé se trouvaient Jonathan Francois Pendeza du Centre d’accueil des immigrants et aussi Junior, un nouveau résident de Brunswick. Jean Hakuzimana: Quand avez-vous arrive aux États-Unis et comment vous vous êtes retrouvés à Brunswick?

Junior: Ça fait presque un an. J’était au foyer pendant beaucoup de mois. C’était terrible, c’était pénible. On était obligé de manger seulement leur nourriture, et pas la nourriture. Mais On a patienté parce qu’on avait confiance et on savait qu’un jour on aura notre propre résidence. Et grâce à mon frère en qui chaque fois on m’a appellé m’encourager en disant, “Non, soyez calme.” et enfin le moment est venu.

JH: Et maintenantvous avez une maison que vous appelez la vôtre.

J:Oui, j’ai une adresse.

JH: Botre maison, il me semble que c’est neuf, et il n’y a pas de matériel suffisant. Comment est-ce que vous allez vous débrouiller?

J: Avec le travail! Je pense que je vais m’en sortir parce que c’est le travail qui rend l’homme responsable, indépendant. Quand j’ai mon travail, j’aurai tous les moyens atouts pour avoir tout ce qui manque ici.Dans un premier temps, on va chercher peut être une television.

JH: On m’avait dit que vous avez une famille au pays, ça vous fait penser beaucoup?

J: Beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup. J’aimerais être ensemble avec mère. Mais il m’a fallu venir. Je me sentais déjà danger au pays.

JH: Nous avons encore des gens qui sont dans des situations pareilles. Quel est votre message à eux?

J: Je les encourage toujours à tenir ferme, à être patient. Parce qu’il y a une chose que j’apprécie aux Etats-Unis, c’est la patience. Quand on est patient, ça finit toujours par donner des bons résultats.Respectez les normes, les foyers là haut où vous vivez. Et merci pour] votre journalière.